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07 décembre 2007

5 prostitution à Bruxelles Rue d'Aerschot, des Tsiganes bulgares grandes victimes de ces réseaux !

"Chtaï doïdech li, scapi ?"

Rue d'Aerschot, des Tsiganes bulgares grandes victimes de ces réseaux !

BRUXELLES "Les filles bulgares qui se débrouillent trop bien en français, les mafias de Sliven évitent de les placer en Belgique. Celles qui sont choisies pour Bruxelles, en général, on leur a appris trois mots de français : quarante, la pipe, l'amour. Après quelque temps, celles qui apprennent et lient des contacts, on les change de place et on les envoie aux Pays-Bas."

"40", c'est pour 40 euros. "L'amour, la pipe", nul besoin de faire un dessin. Les mafias qui, à Sliven, à

2.050 km

de Bruxelles, commandent les filières de prostitution sur l'Europe, ces mafias ne jugent pas nécessaire d'apprendre aux Veronica, Monica, Tania et autres Jessica comment traduire "Chtaï doïdech li, scapi", par : "Tu viendras, chéri ?". Pas nécessaire, pas utile. Non, "40, la pipe, l'amour" suffiront !

Ces Bulgares de Bruxelles n'ont parlé qu'après garantie d'anonymat. "Par-dessus tout, disent-elles, leur but est de nous empêcher de nous lier aux policiers et surtout à l'une d'elles, Mme L., qu'ils jugent trop efficace."

"Madame L.", c'est une policière fédérale dont le prénom est connu de toutes les filles qui disent "respecter, comprendre et apprécier son travail",... et donc détestée des macs en Bulgarie.

L'immense majorité de ces filles sont simplement superbes : de vrais canons ! Et ce n'est bien sûr pas un hasard si elles sont choisies principalement à Sliven pour faire la concurrence aux Albanaises, aux Roumaines, aux Ukrainiennes et aux Moldaves encore très présentes il y a peu de mois à Bruxelles.

Pour elles, deux types de mafias règnent à Sliven, celles que contrôlent les Bulgares d'origine turque et les mafias bulgares tsiganes.

Rue d'Aerschot, les filles bulgares confirment les chiffres : 80 % de la prostitution rue d'Aerschot est bulgare et 60 % des Bulgares prostituées proviennent de Sliven. Sliven doit sa réputation à la misère et à la présence de bases américaines et d'une forte population d'environ 20.000 Tsiganes : beaucoup de Bulgares prostituées à Bruxelles, Liège et Anvers, les trois villes belges contrôlées par ces mafias, sont tsiganes, de très jolies filles, la plupart aux cheveux de jais, encore qu'on trouve des blondes aux yeux bleus.

À écouter la rue d'Aerschot, il serait de la plus haute urgence que

la Bulgarie

enquête sur la corruption à Sliven, y compris dans la police.

Beaucoup de filles de Sliven ne se connaissaient pas en Bulgarie et font connaissance rue d'Aerschot. La plupart ont un mac avec qui c'est en principe 50/50. Celles (rares) qui cherchent leur indépendance craignent pour leur sécurité physique de rentrer en Bulgarie.

Beaucoup trouvent que trop de clients belges qui les fréquentent "ne sont pas propres". Avec le manque d'hygiène, les demandes particulières en matière de sexe ne cessent de les surprendre, surtout dans le domaine sado-maso. "Vous seriez étonné des clients qui paient pour lécher les talons aiguilles de vos bottes ou récupérer la capote du client précédent, pour le boire."

Elles qualifient d'"efficaces" les contrôles de la police belge : la dernière mineure d'âge (16 ans) date de 2005. "Tout un temps, une fille s'est prostituée en écolière. C'était si bien fait que la police a vérifié par scanner ses os du poignet : elle avait 19 ans."

Combien se font-elles : de 600 à 1.000 € par fixe de 12 heures est une bonne moyenne. Les meilleures aux meilleurs jours encaissent jusqu'à 2.000 €/12 heures. Un record ? Celui d'une Bulgare très vite rentrée en Bulgarie (où elle a ouvert un solarium et roule en Porsche) : 80 clients en 12 heures, le 1er janvier.

Sont-elles heureuses : "Elles subissent un stress. Ce stress fait que des filles commencent à 22 ans à perdre déjà leurs cheveux".

Octobre a été calme rue d'Aerschot; beaucoup en ont profité pour rentrer se reposer en Bulgarie. Mais les filles se téléphonent. De Bulgarie, celles qui sont en vacances n'attendent que la reprise, à coup sûr pour les fêtes, pour revenir dare-dare à Bruxelles.

Nawal Bensalem et Gilbert Dupont

Avec l’aimable autorisation de

la Dernière

Heure

, Les Sports (Bruxelles, Belgique).

http://www.dhnet.be/index.php

Posté par marcq8 à 10:51 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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